• Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Il en a de bonnes, Père... "Tu es maintenant une adolescente, tu dois t'entraîner à raconter ta vie pour le jour où tu me succèderas !" Déjà, rien ne dit que ça sera moi l'héritière, et ensuite, comment je fais, moi, hein ? J'ai pas l'habitude de tout ça... Bon, allons-y...

    Bien le bonjour à tous !

    Salut, moi c'est Alicia !

    Coucou !

    Je me nomme Alicia Owlblood. Dans ma famille, il est de tradition que le chef de famille consigne par écrit les évènements qui ont marqué sa vie, les choix qu'il a pu et du faire. Comme Père m'oblige à Comme je suis récemment devenue une adolescente, j'ai jugé bon de commencer à pratiquer l'écriture, afin que le moment venu, je puisse me charger de cette tâche en étant à la hauteur. Même si c'est nul de se confier dans un genre de journal intime Le troisième jour après mon anniversaire, je décidais d'appeler Jules Bertrand, mon meilleur ami d'enfance, j'avais une importante nouvelle à lui annoncer.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Je lui proposais de se rejoindre au bar le Jus de crotale, à Oasis Spring, pour passer un moment ensemble. A vrai dire, depuis que j'étais devenu une femme, je ne pensais plus qu'à lui ! Il était beau mon Jules, et même si mon frère trouvait qu'il avait de petites épaules (normal, lui c'est un vrai yéti !), moi je l'aimais. A peine arrivée, je me mis au travail, tout bien comme on m'avait conseillé : papillonnages d'yeux, secouage de chevelure, gloussements récurrents... Finalement, au bout d'un moment, je pris mon courage à deux mains pour tout lui avouer et dire mon premier : "Je... je t'aime Jules !"

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    "Ecoute, Alicia, on se connaît depuis longtemps maintenant, et je t'aime beaucoup, mais pas comme ça. Et il est hors de question qu'on sorte ensemble ! En plus, t'es même pas mon genre !" J'eus l'impression qu'un boulet de canon venait de me traverser la poitrine pour me réduire le coeur en miettes. Oui, c'était ça, j'avais le coeur en miettes. Peinant à retenir mes larmes, je bafouillais quelques mots avant de rentrer chez moi en courant.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Une fois à la maison, je me réfugiais sous ma couette et je pleurais à chaudes larmes. Je me sentais si idiote de m'être donné en spectacle comme ça et si malheureuse !

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Finalement, ne me voyant pas venir dîner, Mère est venue dans ma chambre pour voir ce qui se passait. Épuisée à force de pleurer, je me décidais à tout lui raconter.

    "Je suis désolée que ça se soit passé ainsi ma chérie, mais tu sais, ça n'est pas parce que c'est le premier garçon dont tu es amoureuse que c'est forcément le seul ! Tu en rencontreras d'autres, et bien mieux !

    - Mais, je croyais que lui et moi on partageait quelque chose de spécial, d'unique ! Qu'on s'aimerait toute la vie, comme dans les histoires, ou les films d'amour !

    - La vie ne se passe pas toujours comme dans les films, Alicia...

    - Mais pour toi, il n'y a eu que Père, non ? Quant tu l'as rencontré, tu avais mon âge, non ? Et vous vous aimez toujours !

    - Ton père et moi, c'est différent : lorsque nous nous sommes rencontrés il était déjà adulte, il était plus mûr que Jules. Et je suis tombée amoureuse sans même y penser, peu à peu ! Mais des cas comme le nôtre, c'est rare !

    - De toute façon, tu étais très belle, alors que moi je suis moche...

    - Alicia, ne dis pas ce genre de bêtises ! Tu es une très jolie jeune fille ! Jules a eu tort de te repousser ! Et un jour, tu verras, quelqu'un t'aimeras telle que tu es !"

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Les paroles de Mère m'avait vaguement réconfortées. Au moins, je ne pleurais plus, et je n'avais plus envie d'aller me cacher sous ma couette. Je l'aimais, Mère, elle était toujours très douce avec nous, mais elle savait aussi nous réprimander lorsqu'il le fallait. Elle passait toujours ses journées au parc à jouer du violon, pendant que Père travaillait et que mes frères et moi étions à l'école.

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    Malgré tout, j'avais toujours autant envie d'affiner ma silhouette et de prendre soin de mon corps. Le tapis de course installé dans notre chambre était très fréquemment réquisitionné.

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    Avec le temps, je pensais moins à Jules. Nous avions cessé tout contact, ou presque. Bien obligés de se voir au lycée. Et justement, les devoirs nous occupaient bien, mes frères et moi ! Mes parents ne laissaient rien passer : plus d'une fois Charles et Hamilcar furent pris en train de finir en vitesse un exercice au moment du petit-déjeuner ! Bon, je n'étais pas non plus une oie blanche à ce niveau-là...

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Un soir, Charles m'emmena danser au Velours Bleu. C'était pour m'aider à me changer les esprits, je le savais. Je l'aime, mon frère. Il n'est pas très démonstratif, et il ne s'intéresse qu'aux plantes, mais il a un coeur d'or.

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    A l'extérieur, en fin de soirée, je fis connaissance avec Lucas Moreau. Plutôt beau garçon, bien qu'assez maigrichon. Après tout, puisque Jules ne semblait pas vouloir de moi, c'est qu'il n'était pas mon âme soeur. Alors qu'est-ce qui m'empêchait d'essayer ailleurs ? Et Lucas semblait très sympa, vraiment.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    De retour à la maison, je trouvais Mère en train de lire une histoire d'horreur à Hamilcar, avant que celui-ci n'aille se coucher. Un gros câlin, et au lit !

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    Nous eûmes ensuite droit à une longue séquence de mamours de la part de Mère et Père. Ces deux-là s'aiment comme au premier jour, ça se voit... En les voyant, j'eus un petit pincement au coeur. Est-ce que moi aussi je trouverai quelqu'un à aimer toute ma vie ?

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Le lendemain, comme tous les weekend, nous allâmes tous au Magnolia Blossom Parc. Mon petit frère Hamilcar se fit une joie de sauter et de s'exercer dans la cage aux poules.

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    Mère faisait encore profiter Charles de son savoir et de sa maîtrise du violon. Mon pauvre frère ! Lui qui se voyait en guitariste Don Juan, le voilà obligé d'apprendre le violon sous l'oeil sévère de Mère !

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Pour ma part, ce fut par hasard que je croisais Lucas au détour d'une allée du parc. Bien que son style vestimentaire flashy et à paillettes soit tout à fait discutable, ce garçon avait l'air fort sympathique. Et il n'était pas trop mal, ce qui ne gâchait rien.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Et au moins lui semblait me trouver à son goût...

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Du moins, c'est ce que je pensais... Malheureusement, quand j'ai voulu commencer à flirter un peu avec lui, il a eu un brusque mouvement de recul. "Ohla, doucement ! Tu crois quoi ? J'ai jamais dit que je voulais sortir avec toi ! En plus t'es quand même un peu flippante comme fille !"

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Pfff, j'en étais sûr, encore un échec. Du coup, je profitais de la sortie au parc pour courir un peu. Qu'y avait-il en moi qui déplaisait tant aux garçons ? Je me voyais déjà vieille fille vivant avec cinq chats...

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    C'est à ce moment-là que je vis mon frère en pleine discussion avec une jeune fille. Elle était avec nous au lycée, elle s'appelait Chantal Dumont.

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    Mon frère est tellement merveilleux, tout le monde l'adore. J'eus vite fait de repérer les grands signes que lui adressait Chantal, le premier étant de se claquer les cuisses de rire à chaque blague de mon besson.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Et soudain, que vois-je ? Mon frère qui échange son premier baiser avec cette greluche Chantal ! MON frère ! L'autre moitié de moi-même, en train d'embrasser une fille ? Dites-moi que je rêve ! Il s'était toujours plus intéressé aux pieds de salades plantées près du manoir, et maintenant il embrasse une fille ! Les bras m'en tombent.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Et il lui fait des bisous dans le cou ? C'est un cauchemar, il faut que je me réveille !

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Une rose, maintenant ?

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    Ok, là c'est trop pour moi. Je rentre au manoir.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Le jour suivant fut tout autant rempli en émotions. C'était en effet l'anniversaire de mon frère Hamilcar, et mes parents avaient organisé une petite fête en son honneur.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Par un ignoble procédé que je préfère ignorer, Charles avait invité Jules. Il pensait sûrement que c'était l'occasion idéale pour nous rabibocher, et plus si affinités. Le voir fut un choc pour moi, en partie à cause de la surprise. Ow, crap. A le voir comme ça, tout rayonnant, tout souriant, ce coeur que je croyais en miettes se mit à rebattre plus fort que jamais dans ma poitrine. Je n'avais qu'une peur : que les autres l'entendent.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Un peu plus tard, nous nous sommes retrouvés en tête à tête. "ça fait du bien de te revoir, Jules. Désolée de pas t'avoir contactée depuis la dernière fois, j'ai été euuh... occupée. Une amie m'a demandé de l'aider poureuh... son élevage de lamas ! C'est un travail de fou, si tu savais ! Mais je suis vraiment très contente de te voir aujourd'hui, d'autant plus que je te trouve très beau comm"

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    "Te fatigue pas, Alicia. J'ai pas changé d'avis. Je veux bien être ton ami, mais pas plus. Si tu veux tout savoir, tu ne me plais pas." Ce fut très dur de ne pas courir pleurer sous ma couette, mais je ne voulais pas paraître faible. Non, je ne voulais pas lui faire ce plaisir. Je ravalais donc mes larmes, j'articulais une réponse sèche du genre "Je voulais être juste te faire un compliment et être gentille, pas comme toi." et je filais au salon sans me retourner rejoindre le reste des invités. Au passage, je crois bien avoir entendu mon coeur se briser à nouveau.

    Chapitre 10 : Vertige de l'amour

    Bon, je dois avouer que c'était sympa ce petit exercice d'écriture. Je ne vais peut-être pas le dire à Père sinon il va insister pour que je le refasse, mais je me suis pris au jeu. Et puis, j'ai toujours aimé les livres. Alors pourquoi pas en écrire un, après tout ?

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Octobre 2014 à 19:39

    "papillonnages d'yeux, secouage de chevelure, gloussements récurrents" ma première réaction a été de sourire, la seconde "mais c'est comme ça qu'il voit les filles" ce mathoo ? D'autant qu'elle n'a pas vraiment besoin de papilloner Alicia, charmante comme elle est. Ce n'est pas parce que la gent masculine n'a aucun goût qu'elle doit se faire du souci winktongue

    Et le besson qui ne fait rien de particulier et qui tombe la première coquine qui passe....

    Bon, j'ai beaucoup aimé et beaucoup souri à la lecture de ce chapitre. Ahlàlà la vie des sims n'est pas toujours facile quand même.

    2
    Samedi 11 Octobre 2014 à 19:39

       Alicia n'a vraiment pas de chance; son cœur ne s'enthousiasme que pour des garçons qui n'en valent pas le coup et ne connaisse pas le mot "diplomatie" et "gentillesse".  Il y a mille façons de ne point blesser et d'éconduire une amoureuse.  Quelle tristesse!  Mais bientôt et il me tarde de rencontrer cette perle, la jolie Alicia tombera en amour du bon jeune homme et comme son père et sa mère, elle vivra une véritable et passionnée histoire d'amour.

       J'ai vraiment beaucoup apprécié la plume d'Alicia - j'ai bien ri lorsqu'Alicia observe Charles au parc en galante compagnie.  J'aime beaucoup le changement de style car on garde, je trouve, le style malgré tout des Owlblood.  C'est un exercice difficile que tu as superbement relevé.  Il me tarde déjà de lire la suite. :)

    3
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 21:35

    Alicia a vraiment une bonne plume, qu'elle ne doute pas de cela. Et elle a un humour ravageur aussi. Dommage qu'elle ne rencontre que des hommes qui soient incapable de s'en apercevoir. Surtout Jules. Dans le genre goujat, dépourvu de diplomatie et d'empathie on fait difficilement pire.

    En tout j'aime toujours autant la manière dont tu racontes l'histoire et j'aime beaucoup (je me répète là, non?) la vision qu'Alicia porte sur sa famille. On sent toute la tendresse et l'amour qu'elle porte à ses proches.

    Hâte de lire la suite de ses aventures.

    4
    Dimanche 12 Octobre 2014 à 22:43

    Merci pour ces gentils commentaires. J'ai pensé qu'un peu de changement ferait du bien, et je vois que j'ai eu raison. Content que ce chapitre vous ait plu ! :) Enfin, ça n'est pas définitif : Matho revient au prochain chapitre et Charles prendra aussi la plume prochainement...

    Et oui, ma pauvre Alicia ! Elle a bien du mal à trouver un amoureux, c'est à cause son trait "maladroite" je pense. Par contre, j'ai été le premier étonné de voir Charles être un vrai tombeur ! Avec un tel concurrent, Don Lothario a 2 fois plus de souci à se faire ! ;)

    Et croyez-le ou non, mais Alicia s'est lancée dans l'écriture et la carrière d'auteur ! ^^

    Et non Arya, rassure-toi, même si je ne suis pas spécialiste des jeunes adolescentes, je ne vois pas les filles comme ça ;)

    5
    Lundi 13 Octobre 2014 à 16:35

    Pauvre Alicia, elle si mignonne les garçons sont idiots grrrr. Elle finira par trouver l'amour le même que celui qui unis ses parents <3 belle suite bravo :)

    6
    Mercredi 15 Octobre 2014 à 16:26

    Super beau chapitre toujours aussi bien écrit wink2

    J'ai bien ri avec Alicia... mais la pauvre quand même, pourquoi personne ne veut d'elle comme petite amie ?! C'est cruel shocked !! Et ce Charles alors lol je vais l'appeler Roméo !

    Hâte de découvrir la suite 

    7
    Lundi 12 Janvier 2015 à 14:09

    Nyaah ça me rappelle ma jeunesse ... XD *parle comme une mamie*

    Pauvre Alicia au coeur brisé :(

    8
    Lundi 12 Janvier 2015 à 16:04

    Oui, je crois que l'adolescence n'est une bonne période pour vraiment personne...

    9
    Lundi 19 Janvier 2015 à 12:54

    Mais quel gros naze ce Jules... Si ça se trouve, c'est un fils caché de Don!

    10
    Lundi 19 Janvier 2015 à 20:19

    Haha oui, peut-être ! M'enfin, ce ne fut pas une grosse perte...

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