• Générations 1 et 2

    Sommaire

    Prologue : Perdu dans l'obscurité

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière

    Chapitre 2 : Timeo Danaos et dona ferentes

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex

    Chapitre 5 : Ad Vitam eternam

    Chapitre 6 : Tu quoque, filia

    Chapitre 7 : Mes joyaux, ce sont mes enfants

    Chapitre 8 : Tempus fugit !

    Chapitre 9 : Morituri te salutant

    Chapitre 10 : Requiescant in Pace

  • Notre histoire commence de manière sombre, dans un endroit sombre. Une vallée perdue où même le soleil ne s'aventure pas : Midnight Hollow. Une communauté de Sims plus excentriques les uns que les autres s'y est installée et a fondé une petite ville prospère. Le choix de ce monde comme cadre initial de ce Legacy n'est pas innocent : en effet les Owlblood seront tous vêtus de manière ancienne, dans un style naviguant entre le style victorien, le steampunk et le gothique. Bref, nous voici à peu de choses près plongés en plein XIXe siècle.

     

    Dans cette ville vivait un petit garçon. Il avait été déposé tout bébé encore emmailloté de ses langes sur les marches de l'orphelinat de Midnight Hollow, accompagné simplement d'une bague à l'intérieur de laquelle était inscrit le nom "Owlblood". Bien qu'aucun Owlblood ne soit connu dans la ville, le personnel de l'orphelinat avait supposé qu'il s'agissait du nom du garçon. Sur sa couverture était brodé le prénom "Alexander", c'est pourquoi on l'avait baptisé ALEXANDER OWLBLOOD.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Cependant, rapidement les gens s'aperçurent qu'Alexander n'était pas un enfant comme les autres. Il semblait posséder d'étranges pouvoirs. Certains membres du personnel de l'orphelinat affirmaient l'avoir vu, à peine bambin, faire disparaître des jouets ou de petits objets. D'autres juraient l'avoir vu soigner de petits animaux. On dit même qu'une fois, alors qu'il jouait aux chevaliers avec d'autres garçons, il avait fait jaillir des étincelles du bâton en bois qui lui servait d'épée. Alors les adultes prirent peur de cet être hors du commun, et les autres enfants le délaissèrent, et ce en dépit de sa nature extrêmement bonne et généreuse. Il apprit ainsi ce qu'était la solitude et en souffrit.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Heureusement, son esprit créatif était déjà à l'oeuvre, et il s'inventait des chevauchées à dos de dragon, des amourettes avec des fées, des jeux avec des lutins. C'est également à cette époque que sa détermination et son ambition se forgèrent : il voulait échapper à sa condition d'orphelin et prouver au monde entier que la haute naissance ou la richesse ne déterminaient aucunement le destin d'un homme. Il voulait s'illustrer, et retourner ainsi cette différence qu'il ne comprenait pas contre les autres en devenant quelqu'un d'exceptionnel.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Il comprit rapidement que cela ne serait pas possible en se contentant de ce que lui donnait l'orphelinat. C'est à cette époque qu'il se mit à fréquenter assidûment le musée de la ville. Il se demandait parfois si un ange veillait sur lui, s'il le rencontrerait un jour et si lui aussi aurait droit à une famille, comme les gens normaux.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Le temps passa et Alexander devint adolescent. La solitude de son enfance avait fait de lui quelqu'un de courageux, et ce d'autant plus qu'il sentait croître en lui quelque chose de merveilleux, un pouvoir qu'il ne maîtrisait pas encore. En grandissant, il comprit ainsi que ce pouvoir était la cause des souffrances de son enfance, et du fait que personne n'avait voulu l'adopter. Il réalisa également que c'était cela qui faisait de lui un être exceptionnel, et qui l'aiderait à se faire une place dans le monde.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Monde pour lequel il avait d'ailleurs une curiosité grandissante. Il ne se lassait pas d'explorer les moindres recoins de la ville, d'en parcourir les sentiers, d'en observer la faune et la flore. Il aimait cette ville dont les habitants ne l'aimaient pas, et il avait la sensation qu'elle le lui rendait bien. Il s'émerveillait des couchers de soleil au début de l'été, du lac givré en hiver, des papillons ressortant au printemps.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Savourant les petits plaisirs de la vie, son visage arborait le plus souvent un air joyeux. La sympathie et la gentillesse qu'il dégageait ramenait progressivement les habitants à lui. Certes, les plus sévères le considéraient toujours comme quelqu'un à éviter absolument, quelqu'un qu'il fallait chasser, mais ceux-là n'étaient plus la majorité. Même si la plupart des habitants se méfiaient encore de lui, ils ne l'évitaient plus dans la rue et n'hésitaient plus à lui adresser la parole.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Avec le temps, il avait d'ailleurs appris à dissimuler ses pouvoirs et à éviter les incidents. Et même si pour l'instant cela se limitait à faire apparaître des pommes, cela l'avait bien aidé lors des longs et froids hivers. Il faisait cependant tout son possible pour ne plus avoir à les cacher, et espérait qu'un jour, il pourrait révéler au grand jour ses capacités.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Le contexte de l'orphelinat n'étant pas propice aux études, la bibliothèque devint pour lui comme une deuxième maison, ou plutôt un temple sacré du savoir. Quoiqu'il cherche, quelle que fut sa question, il était sûr d'y trouver la réponse. Il se mit donc à lire avec passion les grands auteurs des temps jadis, et au fil du temps, l'on n'aurait su dire, en dehors de son apparence, s'il était issu d'une famille noble ou s'il était orphelin. C'est également à cette époque qu'il se mit à porter à son majeur la bague que l'on avait trouvé avec lui. Cette bague le rassurait, il se disait que quelque part, quelqu'un d'autre l'avait porté avant lui, et qu'ainsi donc il n'était pas si orphelin que cela.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Il lui arrivait cependant de douter de lui-même. N'était-il finalement qu'un enfant sorti de rien, et destiné à n'être rien ? Qu'avait-il fait pour être rejeté de ses propres parents ? Est-ce à cause de ses pouvoirs que l'on n'avait pas voulu de lui ? Dans ces moments-là, il se rendait au cimetière de la ville et se demandait si ses parents n'étaient pas sous l'une des nombreuses tombes qu'il pouvait voir. Il avait cherché une tombe portant un nom proche du sien, mais en vain. La solitude l'envahissait alors et une poigne de fer étreignait son coeur.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Pour gagner quelques sous pour subsister, il chercha du travail. Le patron de la librairie, en érudit humaniste qu'il était, décida de lui laisser sa chance de l'engagea pour tenir son commerce.

    Prologue : perdu dans l'obscurité

    Ce travail de libraire lui apportait de nombreuses satisfactions. Outre la possibilité de pouvoir lire autant de livres qu'il souhaitait, cela lui permettait également de montrer à tous les habitants que finalement, il n'y avait pas grand chose à craindre de sa part. Et cela marcha en partie. Car les rumeurs étaient tenaces, et dans une petite ville comme celle-ci, l'on n'oubliait rarement quelque chose d'inhabituel. Il eut en effet l'imprudence de révéler ses pouvoirs à une ou deux personnes à qui il pensait pouvoir faire confiance, ce qui relança les rumeurs. Cependant le visage présentable qu'il adoptait chaque jour à son travail atténua l'impact de cet incident. La sortie du tunnel ne semblait plus si loin, et dans sa tête un grand projet prenait forme...


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  • Le temps passa, et vint pour Alexander l'âge adulte.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Il avait peu à peu formé dans sa tête un grand dessein (enfin, je lui ai soufflé, vous avez compris). Alexander voulait partir de rien, et fonder une lignée qui durerait au moins 10 générations tout en restant sur le même terrain (hum hum, ouais, comme vous le verrez, j'ai brisé la règle et je les trimballe un peu partout...) dans le but de devenir le plus riche possible. Mais il souhaitait également réaliser son souhait à long terme personnel : devenir dirigeant du monde libre, et que chacun de ses héritiers réalisent le leur. Comme il avait été traité différemment à cause de ses pouvoirs, il voulut que chacun de ses héritiers possède lui aussi des pouvoirs, qu'ils soient innés ou acquis. Il avait d'ailleurs lui-même sérieusement commencé à domestiquer le pouvoir qui était en lui. Les livres lui ayant ouvert l'esprit pour son temps, le sexe de ses héritiers lui importait peu, tant que la lignée survivait et que les pouvoirs magiques se perpétuaient. L'héritier de chaque génération se verrait remettre la bague des Owlblood, le seul bien qui rattachait la famille à un passé. Cependant, à ses yeux, la famille devrait se construire d'elle-même, et acquérir par elle-même ses lettres de noblesse.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Sans nul doute, ce passage à l'âge adulte marquait pour Alexander un jour nouveau...

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Au matin de son anniversaire, il réunit le peu d'argent que son travail à la librairie lui avait permis de mettre de côté, et alla à la mairie pour acheter le plus grand terrain de la ville, 29 rue des Hirondelles. Cette adresse lui sembla de bonne augure, comme la promesse d'un nouvel envol et d'un nouveau printemps ! Mais comme on le sait, les hirondelles ne font pas le printemps ! Et en effet, c'est muni uniquement de son sac de couchage neuf qu'Alexander prit possession du terrain. La vie serait rude, du moins, il l'espérait, au début. Mais ayant vécu sa jeunesse dans des conditions de vie difficile, cela ne lui faisait pas peur.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    C'est à peu près à cette époque qu'emménagea la jeune Emilia Santi. Dernière survivante de sa famille (mon premier legacy, 3e génération), elle avait décidé de quitter Isla Paradiso suite à la mort de son cousin, unique héritier du legacy, et son oncle et de son père. Elle avait elle aussi un esprit particulièrement créatif, et même excentrique. En plus de cela elle était névrosée et avait le sang chaud. D'ailleurs, elle aimait la chaleur, mais restait socialement très timide.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Après une période d'hésitation, Alexander se lança finalement dans la politique. Ses efforts pour se faire accepter lui avait apporté une bonne connaissance de la population de la ville, il était convaincu de pouvoir faire changer les mentalités de l'intérieur, et le domaine politique lui semblait idéal pour cela.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Bien sûr, Rome ne s'est pas faite en un jour, il fallait commencer au plus bas de l'échelon. Mais Alexander était déterminé, et il avait l'impression que pour lui, la chance avait tourné.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Peu de temps après, Alexander, lors d'une séance de natation, rencontra par hasard Emilia. Habitué à parler aux habitants depuis qu'il travaillait à l'hôtel de ville et surpris de voir une nouvelle tête, il alla à sa rencontre et entama la discussion.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Dès la fin de la discussion, Alexander était sous le charme de la jeune femme. Son humour, son intelligence, sa vision des choses, ses yeux vert, ses cheveux en couettes... Tout chez elle lui plaisait. Quand il pensait à elle, et il y pensait souvent, il sentait son coeur battre plus vite et plus fort. Il était certain d'avoir trouvé cet ange qu'il voyait en tableau au musée.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    La suite alla assez vite. Après quelques rendez-vous, il déclara sa flamme à la jeune fille, un bouquet de roses à la main, et celle-ci y répondit plutôt favorablement.

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    Ensuite vint le premier baiser de nos tourtereaux...

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    La demande en mariage sur la plage...

    L'emménagement d'Emilia...

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Par chance, le jeu avait ajouté dans son inventaire une voiture à 20 000 simflouz. Cela permit de détruire la cabane dans laquelle vivait Alexander pour jeter les bases du Manoir des Owlblood...

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Puis vint le mariage, tout en simplicité faute de moyens, qui eut lieu aux pieds du manoir.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Après s'être passés la bague au doigt, les jeunes mariés vécurent un temps tranquillement. Alexander progressait dans sa carrière, tandis que les inventions issues de l'esprit fertile d'Emilia se vendaient de plus en plus cher.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Un jour, Alexander entra en possession d'une vieille lampe poussiéreuse. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu'en la nettoyant, il vit en sortir un génie ! (ou plutôt une génette ?) Après avoir réfléchi, il fit le voeu de vivre longtemps.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Et il vit son voeu exaucé ! Emilia fit de même, et tous deux bénéficièrent ainsi d'une vie deux fois plus longue que celle d'un Sim normal. Peu de temps après, Emilia se retrouva enceinte de leur premier enfant.

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Quel émoi ce fut lors de l'accouchement ! Alexander qui n'avait jamais eu de famille allait désormais être père ! Mais tout se passa pour le mieux, et Emilia accoucha de leur premier fils : un petit sorcier du nom de Siméon !

    Alexander était tellement fier de son fils ! Les moments de complicité qu'il passait avec lui était du bonheur à l'état pur ! Il avait enfin des gens à aimer et qui l'aimaient pour ce qu'il était, et sa carrière progressait bien ! Après des années d'obscurité, le soleil brillait enfin sur sa vie ! Alexander maîtrisait de mieux en mieux ses pouvoirs, ainsi que la délicate science de l'alchimie, et il avait même fondé sa propre boutique d'alchimie à Midnight Hollow : le Sang de Chouette ! Alexander et Emilia ne pensaient pas pouvoir être plus heureux. C'est alors qu'Emilia fut de nouveau enceinte.

    Emilia accoucha une nouvelle fois d'un petit garçon qui fut prénommé Albus. Cependant, ce petit bonhomme n'était pas un sorcier à sa naissance, chose qui fut réparée lors de son enfance par une fiole de sorcellerie en bouteille préparée par son père. Siméon, qui avait bien grandi, était ravi de s'occuper de son petit frère, et adorait jouer avec lui, peu importe le temps qu'il fasse !

    Chapitre 1 : Des ténèbres vers la lumière...

    Et visiblement, c'était réciproque ! Car même à l'heure de se coucher, Albus voulait continuer à jouer avec son grand frère !

    Cependant, même si les Owlblood étaient heureux et sur la voie de la richesse, du changement se préparait...


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  • Timeo Danaos et dona ferentes

    Désireux d'offrir à ses fils un environnement plus propice à leur développement personnel que la sombre Midnight Hollow, Alexander et sa famille s'installèrent sur une des sept collines de Monte Vista, où les Santi, la famille d'Emilia, avaient de lointaines racines. Alexander espérait également que les vestiges du passé visibles dans la campagne environnant la ville inspireraient Siméon et Albus pour leur vie future.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    La construction du manoir était désormais totalement achevée. Certes, l'intérieur restait en grande partie vide et non fini, mais les efforts acharnés d'Emilia et d'Alexander le rendait plus beau chaque jour. Les garçons avaient chacun leur chambre au premier étage, à l'opposé de celle de leurs parents.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Depuis le manoir, l'on avait vue sur l'ancienne citadelle et l'hôtel de ville où Alexander travaillait en tant que maire récemment élu. Emilia, elle, travaillait essentiellement au manoir où elle élaborait les inventions les plus farfelues avant de les revendre à ses concitoyens. Cela lui permettait aussi de garder un oeil sur ses deux garçons.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Dès le premier jour, alors que toute la famille découvrait la ville, Albus rencontra à la bibliothèque municipale la jeune Bianca Monty. Sa famille était l'une des plus anciennes et des plus respectables familles de Monte Vista. Une vive amitié naquit rapidement entre les deux enfants qui étaient sensiblement du même âge. Ils fréquentaient tous deux l'école municipale, et étaient tous deux de vrais rats de bibliothèque.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Cependant, un point préoccupait Alexander. Devenu enfant, cela était devenu évident : Albus n'avait aucun pouvoir magique ! C'était pourtant lui aussi un héritier potentiel du Legacy ! Alors Alexander étudia comment changer cela, et il trouva la recette d'une potion pour faire de son fils un sorcier digne de ce nom, et digne des Owlblood.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    L'enfance d'Albus à Monte Vista fut de courte durée. Sans doute effet du déménagement, il hérita lors de son passage à l'adolescence du caractère névrosé de sa mère. Cependant, sa nature courageuse et amicale prenait le dessus sur ses doutes et faisait de lui un agréable compagnon.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    L'adolescence apportant de nouvelles libertés, Bianca et Albus passèrent bientôt le plus clair de leur temps ensemble. Et ce d'autant plus que l'été se prolongeait, les deux jeunes gens pouvaient donc profiter à loisir des plages et des parcs de Monte Vista.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Et lorsqu'ils ne pouvaient pas se voir pendant plusieurs jours, Albus ne manquait jamais de mettre Bianca au courant des derniers évènements qui se déroulaient au manoir.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Le temps passant et leur complicité grandissant, le coeur de Bianca se mit à changer, et le regard qu'elle posait sur Albus changea lui aussi.  A n'en pas douter elle rêvait d'amour ! Un amour qui prendrait le visage d'Albus... Mais le jeune homme, comme tous les jeunes hommes de son âge, était bien loin de se douter des sentiments de son amie.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Siméon quant à lui, était devenu un jeune adulte prêt à se lancer dans la vie. Cependant, la vie ne lui faisait pas de cadeaux ! Pour lui qui avait l'ambition de devenir un PDG, il devait lutter contre son étoile de looser, son sommeil un peu trop lourd et son côté pantouflard. Sans compter que les personnes les moins aimables de son entourage n'hésitaient pas à le taxer de parasite.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Il avait cependant réussi à se faire embaucher par l'une des grandes entreprises de la ville. A force d'efforts et de travail, il finit par frayer doucement mais sûrement son chemin au sein de la société.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Quant à nos fondateurs, ils coulaient des jours plus ou moins paisibles. Alexander était très occupé par son travail de maire, et mettait un point d'honneur à se mettre au service des habitants de Monte Vista qui l'avaient si bien accueillis, lui et sa famille. Les jours sombres de Midnight Hollow étaient bel et bien révolus.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Il ne perdait cependant pas de vue la maîtrise de ses pouvoirs. Maintenant qu'il avait deux fils sorciers, il fallait qu'il leur montre la voie afin qu'ils puissent faire bon usage de leur don.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Pour lui qui avait toujours eu la fibre artistique, Monte Vista était la ville idéale pour qu'Alexander laisse s'exprimer sa créativité.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Albus suivit les traces de son père, et inspiré par les grands maîtres du passé dont il pouvait voir les oeuvres dans les vieux monuments de la ville, il se mit lui aussi à la peinture. Pour tout dire, il savait déjà que plus tard, il voulait devenir un Illustre Auteur en passant maître dans l'art de la peinture et de l'écriture.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Après de nombreuses heures passées sur son établi, Emilia créa une nouvelle machine à voyager dans le temps.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Intriguée et curieuse de découvrir d'autres époques, elle s'empressa de l'essayer...

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Bientôt rejointe par l'homme de sa vie... Que traficotèrent-ils tous les deux en amoureux et hors du temps ? Nul ne le sait...

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Même si Emilia passait la majeure partie de son temps au manoir, l'on engagea une étrange bonne pour s'occuper du ménage et des affaires courantes. Et ce dans tous les sens du terme.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Mais devant la réaction qu'elle provoqua chez la maîtresse de maison, Alexander décida de revenir à un service de ménage moins... ostile.

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Albus ne manqua pas de narrer cette péripétie à sa meilleure amie, lui assurant qu'il venait d'avoir la peur de sa vie !

     


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  • Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Un matin, Emilia se regarda dans le miroir de la grande chambre qu'elle partageait avec son époux. Elle vit que le temps avait passé, et il lui sembla soudainement que la demande en mariage d'Alexander, sur la petite plage de Midnight Hollow au coucher du soleil, avait eu lieu il y a bien longtemps, quasiment dans une autre vie. Avec ces fils qui étaient maintenant devenu grands et cette nouvelle vie dans cette nouvelle ville, cela aurait presque pu être le cas.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Alors elle partit seule au salon de beauté de Monte Vista. Lorsqu'elle se vit dans la glace, elle ne put s'empêcher de se trouver un tantinet ridicule. Elle était désormais mère et femme de maire, mais elle portait toujours sa combinaison comme lorsqu'elle n'était qu'une jeune adulte débarquant à Midnight Hollow. Oui, le temps avait passé...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Ce qui sortit du salon de beauté était une nouvelle Emilia. Elle avait adopté un style plus posé, plus élégant, plus en accord avec ce qu'elle était devenu : une grande robe verte (sa couleur préférée), aux manches légèrement bouffantes. Après un petit pincement de regret pour ses anciens habits, c'est avec joie qu'elle avait adopté l'habit de mère de famille respectable. Elle était si heureuse ici, avec Alexander et leurs garçons ! Elle ne put cependant s'empêcher d'être un peu anxieuse... Que penserait son mari de ce changement brutal ? Cette nouvelle Emilia, plairait-elle ?

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    "Allez, courage !" Se dit-elle. Un peu de parfum Chasim n°5 pour compléter la transformation, et retour au manoir !

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    C'est peu de dire qu'Alexander fut étonné de voir sa tendre moitié ainsi vêtue. Elle n'était plus la jeune fille qu'il avait rencontré un soir à la piscine, mais après tout, lui-même n'était plus le jeune homme orphelin qui briquait l'estrade de la salle de réunion de la mairie de Midnight Hollow. Il trouva d'ailleurs que cette tenue donnait plus de prestance à Emilia, et qu'au vu de sa renommée de grande inventrice et de femme du maire auprès des habitants, c'était bien mieux comme ça ! Et puis, il la trouvait tellement belle ! Et quoi de mieux qu'un baiser passionné pour le lui prouver ? Avait-elle des doutes, et il lui assurait aussitôt qu'elle était et resterait à ses yeux la plus belle femme du monde...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    La routine de la famille Owlblood et de Monte Vista fut brisée lorsque Alexander reçut des informations secrètes selon lesquelles Constanzo Rossi, son propre patron, travaillait pour le parti adverse au sien et trempait dans quelque sombre affaire frauduleuse. Alexander ne s'était par ailleurs jamais bien entendu avec ce sim. Mais là, il avait l'occasion de le disgracier en public ! Alexander se rendit aussitôt à la piscine municipale, où se trouvait Constanzo. Il l'accusa aussitôt de travailler contre le bien-être public de la ville, et en plus de cela, de se servir dans les caisses de la ville ! Bien sûr, cela ne plut pas à l'accusé...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Alexander savait que la partie allait être serrée. S'il n'était pas suffisamment soutenu par ses pairs, ce pouvait être la fin pour lui. Heureusement, il avait bien préparé son dossier, et les Anciens de Monte Vista durent se rendre à l'évidence : Constanzo Rossi, outre le fait d'être une taupe dans le parti du maire, se servait dans les caisses de la municipalité ! Il fut donc déchu de son statut, et jugé par le Conseil de la ville. Alexander avait gagné.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Sa popularité auprès des habitants s'était renforcée, et ils se décidèrent de l'augmenter. Les Anciens décidèrent même d'en faire un Patricien, ancien titre de noblesse de la ville, quelque peu désuet bien qu'encore respecté. Alexander était aux anges : lui l'orphelin issu de rien s'était hissé au rang de quasi aristocrate !

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Et cela ne s'arrêta pas là ! Il fut décidé par le Conseil de la ville qu'Alexander mettrait fin à son activité de maire pour devenir député de la région de Monte Vista et ainsi représenter la ville à l'Assemblée Simienne ! Un pas de plus vers la réalisation de son Souhait à Long Terme !

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il ne faudrait cependant pas croire que toute cette activité professionnelle obligeait Alexander à délaisser son rôle de père. En effet, il se montrait extrêmement exigeant envers Albus et son éducation, mais savait également l'assister lorsque celui-ci en avait besoin. Il ne l'avait encore dit à personne, mais dans son esprit germait l'idée de faire d'Albus son héritier en titre.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il y avait aussi les voyages. Alexander aimait particulièrement la ville de Shang Simla. Il avait la passion de la culture chinoise, sa peinture, sa calligraphie, son art martial (et sa cuisine !) et était à chaque fois subjugué par les paysages qu'offrait ce pays.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il savait que de bonnes relations entre les peuples étaient la garantie d'une paix prolongée, c'est pourquoi il aimait aussi partir à la rencontre des habitants de Shang Simla et faire leur connaissance. Et puis, les habitants de Shang Simla faisaient eux aussi partie du monde libre, donc après tout, de futurs possibles électeurs...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il lui arriva même de secourir les habitants dans quelque quête étrange en explorant les vieux monuments de la ville. Il aida aussi à la mise en oeuvre de fouilles archéologiques, afin de mieux comprendre les origines de cette culture étonnante. En remerciement, la municipalité de la ville lui permit de garder quelques vases précieux qui finirent sur les cheminées du manoir Owlblood.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Aux yeux de tous, les Owlblood formaient une famille soudée et joyeuse qui avait su se faire sa place à Monte Vista, même lorsque les parents mettaient une raclée aux enfants lors des batailles de bombes à eau de la journée des loisirs.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Mais ça n'est parce que les Owlblood étaient devenus des gens respectables qu'ils avaient perdu tout sens de l'amusement, au contraire. Il n'était pas rare de les voir prendre part aux concours organisés lors des festivals saisonniers. Concours dans lesquels Alexander était passé maître, n'en déplaise à son tour de taille...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Mais tout cela changea lorsqu'une nuit, un mystérieux personnage en armure fit son apparition près de la machine à voyager dans le temps...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Après avoir enlevé son heaume, il déclara s'appeler Hubert Owlblood et venir du passé tout en étant le fils d'Emilia et d'Alexander ! Ce jeune homme était également un sorcier et avait hérité de ses parents une vie qui s'annonçait particulièrement longue.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Les souvenirs des voyages temporels d'Emilia étaient flous, elle fut donc stupéfaite mais heureuse de découvrir ce troisième fils venu du passé ! Encore un fils... La malédiction des Santi pesait-elle toujours sur la famille ? En effet, son grand-père, Raffaëllo Santi, fondateur de mon tout premier legacy, avait eu 4 fils, qui eux-mêmes n'avaient eu quasiment que des fils ! Emilia était la seule fille de la famille !

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Albus, quant à lui, était ravi de se découvrir un frère qui avait presque le même âge que lui ! Les deux jeunes gens fraternisèrent très rapidement, sous l'oeil sceptique d'Alexander.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    En effet, la réaction d'Alexander fut plus ambiguë. Certes, savoir qu'il avait eu un autre fils avait de quoi le rendre fou de joie, mais les règles qu'il imposait à sa famille étaient claires : il n'y aurait qu'un héritier ! Avec son caractère, il était hors de question que son fils aîné Siméon prenne la suite du Legacy, et d'ailleurs celui-ci était bien trop pantouflard pour s'astreindre à tant de règles ! Albus s'était alors imposé comme le seul héritier possible, et Alexander avait tout fait pour qu'il en soit ainsi. Ce nouveau fils venu de nul part allait-il mettre en péril tout cela et réclamer ce à quoi lui aussi avait droit ? La famille allait-elle se déchirer ?

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Qu'il ressentit ou non cet circonspection paternelle ou qu'il fut déstabilisé par ce monde moderne qu'il découvrait, Hubert eu du mal à s'intégrer à la famille. Rapidement, il se mit à semer des pièges dans la maison. Contre d'éventuels envahisseurs barbares ?

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Un soir, Alexander fut invité à une réception chez Georgia Giordano. En tant que personnalité politique de premier plan, de telles invitations n'étaient pas rares. C'était pour Alexander un excellent moyen de se tenir au courant des préoccupations des habitants de Monte Vista, et parfois, de les aider d'un coup de baguette magique...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Le premier jour de l'automne, Siméon prit une décision importante. Il savait ce que pensait son père à son égard, et lui-même avait parfaitement conscience du fait qu'il n'était pas fait pour les responsabilités qui attendaient l'héritier de la famille. Avec sa malchance et sa paresse, l'avenir de la famille ne pouvait qu'être incertain. Et d'ailleurs, lui-même n'avait pas envie de tant de contraintes. Il étreignit donc son père...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Puis il serra dans ses bras sa mère qu'il aimait tant...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Et sans regarder derrière lui, il quitta le manoir familial définitivement. Il n'eut aucun regret, car il savait que sa vie l'attendait ailleurs. Et qu'elle ne faisait que commencer....

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Après cela, la routine revint au manoir. Hubert, cherchant à s'intégrer et à se montrer digne de ce que l'on attendait de lui, se mit à apprendre la magie.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Imitant son père et son frère, il s'essaya à la peinture, mais sans grand succès...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Avec tout ces évènements, Albus avait clairement compris ce que son père avait en tête. Ce serait certainement lui, l'héritier des Owlblood. Et avec son caractère névrosé, cela le mettait parfois dans tous ses états...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il y eut quelques moments houleux entre le père et le fils. Albus trouvait que parfois son père lui demandait d'aller chercher les étoiles. Certes, il était voué à être un peintre et un poëte, mais tout de même ! Il faisait de son mieux, et c'était déjà pas mal ! Heureusement, ces moments de friction ne duraient jamais très longtemps.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Albus et Bianca continuaient de se fréquenter. Pour tout dire, Albus voyait bien à quel point Bianca serait parfaite dans son rôle d'épouse. Elle qui était à la fois ambitieuse, à l'aise avec les jeunes, bref, Albus la trouvait géniale. A tel point que le jeune homme ne savait plus trop quoi penser au sujet de la jeune fille... N'était-elle qu'une simple amie ? Ou plus ? Et que ressentait-elle ? Et lui, que ressentait-il vraiment ? Il n'était même pas encore un véritable écrivain, et voilà qu'il perdait déjà ses mots !

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Lors de la journée de l'horreur, il emmena la jeune fille au terrain de festival de la ville, sans doute pour l'impressionner, et qui sait, la rassurer si l'occasion se présentait... Comme tout se passait bien, notre jeune Roméo se décida à faire un petit cadeau à sa Juliette. Oh, ça n'était pas grand chose, quelques fleurs fraîchement coupées, mais le coeur de la jeune fille en fut touché.

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Il avait tout préparé. Il voulut dire à la jeune fille que... que.... que......... euuuh.....

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Laissant tomber les belles paroles, Albus céda à son envie et embrassa la jeune fille. Un peu hâtivement et maladroitement, certes, mais un premier baiser n'est-il pas toujours un peu maladroit ?

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Passé la surprise, la jeune fille lui rendit son baiser...

    Chapitre 3 : L'art d'aimer

    Et lorsque ce soir-là Albus revint du terrain de festival, il avait une bonne raison d'être la tête dans les étoiles....

     


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  • Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Alors que le jeune Albus découvrait les joies de l'amour avec la belle Bianca Monty, Alexander et Emilia, eux, continuaient de filer le parfait amour.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Ce fut d'ailleurs eux qui instaurèrent la tradition du crac-crac dans la grande armoire de la chambre de maître. Et croyez-moi, elle en a vu passer des amoureux, cette armoire...

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Un matin, Emilia téléphona à son fils aîné. Avait-il réussi à trouver un logement correct ? Etait-il bien installé ? Comment allait le travail ? Siméon s'était installé dans une petite maison à Monte Vista et vivait désormais pleinement sa vie. Emilia était rassurée.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Seul Hubert semblait échapper à cette atmosphère délicieusement idyllique. Lui, le dernier des trois frères, le fils inattendu, peinait à trouver sa place. Sans doute était-ce dû à son côté malchanceux, mais à cette époque les adolescents étaient rares à Monte Vista. Lui qui se targuait de faire des baisers divins, il n'avait personne à embrasser ! Courageusement, il espérait certainement trouver quelqu'un qui puisse l'aimer, d'une façon plus que romantique... Alors, peut-être en réponse à ce manque d'attention et de compagnie, il continuait de poser des pièges dans le manoir.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et les habitants du manoir continuaient d'être la proie de ses farces au goût douteux...

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Un soir, profitant de la liberté que ses parents lui laissaient, il se rendit à l'école municipale où lui et son frère étaient élèves. Et si son frère Albus était devenu un élève modèle, c'était loin d'être son cas... Avec un coup de baguette magique, il brisa le verrou et entra dans l'école...

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Malheureusement pour lui, le gardien de nuit faisait sa ronde, et il le surprit en train de voler les sujets de l'examen final ! Le gardien se saisit immédiatement du jeune homme et appela la police. L'agent de police, sans ménagement, ramena Hubert au manoir.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    La réaction d'Alexander ne se fit pas attendre. Il avait plusieurs fois rappelé à l'ordre Hubert, mais cet incident était la goutte d'eau faisant déborder le vase. Pour lui qui avait travaillé si dur étant jeune, c'était une honte de voir son propre fils tomber ainsi dans la facilité et la tricherie ! S'il ne subissait plus aujourd'hui l'antipathie qu'il avait connu lorsqu'il était enfant du fait de ses pouvoirs magiques, un tel évènement n'était clairement pas en faveur de la famille !

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Il discuta le soir-même avec Emilia. Il fallait faire quelque chose, cela ne pouvait plus durer. Emilia tenta de parler en faveur de son troisième fils, malgré le fait qu'elle-même ne s'entendait pas très bien avec lui. Mais la décision d'Alexander était sans appel. Hubert irait au pensionnat Gossderich, c'était irrévocable.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Le premier jour de l'hiver fut une journée chargée pour les Owlblood. Emilia se leva aux aurores pour aller rechercher dans les majestueuses ruines qui peuplaient la campagne de Monte Vista un élément nécessaire à ses inventions : un diamant rose. Et dès son retour au manoir, elle se remit à son établi pour mettre son projet à exécution.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Tôt dans la matinée, une limousine noire vint chercher Hubert.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et à l'instar de son frère aîné, ce fut sans un regard vers le manoir qu'il partit pour le pensionnat. Emilia en eut malgré tout le coeur serré, même si elle espérait que cela aiderait son fils à mieux comprendre le monde dans lequel il avait débarqué.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Mais surtout, c'était l'anniversaire d'Albus ! Ses parents organisèrent une petite fête pour l'occasion. Emilia put serrer de nouveau dans ses bras son fils aîné, le premier des invités.

    Chapitre 4 : Dura lex, sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Bianca fut invitée également, et à peine était-elle arrivée qu'elle offrait un bouquet de roses jaunes à son amoureux ! Albus n'aurait pu être plus heureux.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et ce fut bientôt l'heure de souffler les bougies et de faire un voeu sous les yeux de ses parents et de sa bien-aimée !

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et alors que la pleine lune se levait, Albus devenait un jeune homme accompli. Probablement influencé par la nature de son père, lui aussi était devenu ambitieux .

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Cette petite fête fut aussi pour Alexander et Emilia l'opportunité de connaître la jeune Bianca. A la fin de la soirée, Albus glissa deux mots à son propos à son père, mais celui-ci ne fut guère étonné et même, Bianca ayant fait une excellente impression, ravi du choix de son fils.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Le jour suivant, dans le courant de la soirée, des cris résonnèrent entre les murs du manoir. Emilia, pleine de joie, s'écriait "IL EST VIVANT ! IL EST VIVANT !"

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Ses expériences avaient en effet donné naissance à un être des plus étranges, fait entièrement de métal. Emilia eut l'impression de repousser les limites de la science, de la vie elle-même ! Elle n'en revenait pas ! C'était le premier des trois pas qui la mènerait vers la réalisation de son souhait à long terme ! La créature, nommée Bérénice, ne fut cependant pas tentée par la vie au manoir et partit aussitôt mener sa propre vie en compagnie du phonographe pour vivre une histoire d'amour passionnée et... électrique !

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Le matin suivant, Albus quitta le manoir à l'aurore, sans prévenir qui que ce soit.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Il arriva devant une grande demeure. Il s'arrêta et retint son souffle un instant. Il savait que tout se jouerait dans cette maison, ce matin. Sa vie tout entière dépendait des évènements qui allaient suivre. Il sonna à la porte.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et entrant chez sa chère Bianca, il eut la surprise de voir que celle-ci avait grandi, pour devenir une jeune femme des plus ravissantes. Pour lui plaire, elle était même allé jusqu'à avoir recours à une couturière spécialisée pour avoir une robe dans le goût de la famille Owlblood.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Il rencontra la mère de Bianca, Isabella Monty, qui était déjà âgée. Par chance, elle aussi était un vrai rat de bibliothèque, et une personne vraiment charmante et amicale. Elle accueillit chaleureusement Albus et reçut favorablement le doux intérêt que celui-ci portait à sa fille.

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Puis Albus alla à la rencontre du chef de la famille Monty, le père de Bianca, Patrizio, qui était aussi l'un des plus importants hommes d'affaires de Monte Vista. Si lui aussi était amical, Albus n'était pas à son aise pour autant. Tous deux parlèrent longtemps, Patrizio connaissait de nom et de réputation le député Owlblood, mais pas son fils. Il voulut tout savoir : qui était son père, d'où venait-il ? Comment se définissait Albus, ses qualités, ses défauts, ses goûts, son mode de vie, ses projets d'avenir...

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Puis le ton d'Albus changea, il se fit plus sérieux...

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Puis plus enjoué, alors qu'il évoquait ce qu'il ressentait aux côtés de Bianca...

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Et enfin, prenant son courage à deux mains, Albus posa la question qui lui tenait tant à coeur :

    "Monsieur Monty, voulez-vous m'accorder la main de votre fille Bianca ?"

     

    Chapitre 4 : Dura lex sed lex (la loi est sévère, mais c'est la loi)

    Patrizio Monty jeta un regard dubitatif au jeune homme, puis après un temps de silence déclara...

     

     

     


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